Un Aïd différent

 

 

 

 

11Cet Aïd est fade

Nous savons tous pourquoi

L’Aïd est malade

De tout ce qu’il voit

Il est tout comme nous

Perdu dans l’univers

Qu’il ne reconnaît plus

Cette terre entière

Il apportait la joie

À ceux qui nous sont chers

À la fin d’un bon mois

De jeûne et de prières

Il demande pardon

Et n’a pas l’air très fier

De n’avoir que le nom

En ces moments d’enfer

Les chevaux qui hennissent

Et les « barouds » d’honneur

Reprendront du service

Quand finira l’horreur.

B. Boumedien

(Poème écrit ce jour, 22 mai 2020, l’année où coronavirus  (j’évite l’article, parce qu’il semble que l’Académie française décide de le « féminiser » en plaçant devant lui, l’article « la » au lieu de « le »), l’année, dis-je, où cette pandémie a forcé la porte de l’histoire pour s’y engouffrer, malgré le SOS assourdissant lancé par celle-ci.

 

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