L'adieu

 

 

                                                                                   

 

                                                                                             L adieu 1

 

Je relis ce soir un poème que j'ai écrit à Constantine où j'étais encore lycéen en 1960 et qui me rappelle beaucoup de souvenirs de l'époque. j'essaie de comprendre avec une certaine distance ces années qui m'ont marqué. L'inspiration elle-même, plus présente à l'époque, semble avoir fui, aujourd'hui. Je le reproduis tel quel :

L'adieu

 

Souvent l'esprit perdu dans de tristes pensées

Je songe à ton départ qui approche à grands pas,

Tandis que tout espoir me paraît insensé

Et que mon coeur blessé, ne se console pas

 

Des larmes intérieures ont inondé mon âme,

 

Ma souffrance est discrète ; nul ne s'en aperçoit

C'est là mon seul plaisir, en ces heures de drame,

Où je te vois déjà très éloigné de moi.

 

Nous nous sommes connus par un jour de printemps,

Dans une cour d'école embaumée par le lys,

Nous faisions les cent pas, ô agréables instants,

Où toi et moi parlions de notre institutrice !

 

Ah ! Qu'elle était bonne, Mademoiselle Humain :

Elle nous aimait bien et dès le premier jour,

Nous mit devant elle, et de sa douce main,

Nous caressa la joue, en guise de bonjour.

 

On nous disait parfois, qu'elle buvait du vin,

Qu'elle mangeait du cochon, qu'elle allait à l'église,

Nous étions sûrs, nous deux, qu'elle n'avait pas faim

Et que les jaloux seuls, racontaient des bêtises.

 

C'est ce soir, m'a-t-on dit, qu'aura lieu ton départ :

Adieu, mon cher ami ; le printemps est passé

Son début nous unit et sa fin nous sépare

Cruel est cet instant qu'on ne peut effacer !

 

B. BOUMEDIEN

20 votes. Moyenne 4.80 sur 5.

Ajouter un commentaire
 

Date de dernière mise à jour : 13/12/2016

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×