Cette terre nourricière

Cette terre nourriciereCette terre nourricière

 

Cette terre nourricière, cette terre si bonne

Cette mère aimante, cette mère qui pardonne

Mérite-t-elle le sort que ses enfants réservent

A celle qui sous les coups, tombe et se relève ?

 

Blessée, elle produit, elle, si fertile

Elle qui fut le grenier de l’occupant hostile

Dans les années sombres qui l’ont endeuillée

Exhortant ses enfants à se réveiller.

 

Ceux qu’elle a élevés l’ont parfois rabaissée

Ceux qu’elle a chéris l’ont souvent délaissée

Sans aucune pitié, ils l’ont déchiquetée

Devant ses ennemis, ils l’ont insultée

 

Grande et magnanime, elle a redonné

A ceux qui l’ont brûlée, qui l’ont assassinée

Son lait et ses dattes, sa verdure et ses fleurs

Sa chaleur, son amour, ce qu’elle a de meilleur.

                                                        B. BOUMEDIEN le 17/4/2013

 

 

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Commentaires (5)

1. Brahim (site web) 15/08/2017

Une réalité, toujours d'actualité , malheureusement !

Brahim.

2. Mamadou 07/05/2013

Bonsoir, mon cher ami. Vous me faites rappeler un Algérien qui parlait de son pays avec amour". Elle ne se pare pas d'or et d'argent, mais elle porte à son cou un collier d'épis de blé, dont elle nourrit tout affamé. Les brigands l'ont spoliée, mais elle continue de sourire" eh oui ! Elle continue de sourire. On se sent bien dans ses bras, on n' y peut rien . Amitiés

Brahim BOUMEDIEN

Brahim BOUMEDIEN Le 07/05/2013

Sacré Mamadou ! Je vois que tu ne te départis pas de ton humour typiquement africain ! J'ai beaucoup aimé. J'ajouterai simplement qu'il n'est pas facile de quitter des bras dans lesquels on se sent bien, surtout qu'elle continue à sourire ! Amitiés.

3. Un citoyen algérien 19/04/2013

Brave Algérie, incomprise par les siens et restée fière et belle malgré toutes les vilénies ! Renaissant chaque fois de ses cendres, à l'image du sphinx ! Elle a pardonné, mais Dieu pardonnera-t-il à ceux qui lui ont fait du mal ?

Un algérien dépité.

Brahim BOUMEDIEN

Brahim BOUMEDIEN Le 20/04/2013

Cher ami, je reste encore optimiste à la vue de de ce beau palmier, offrant ses fruits dorés à ses enfants, malgré leur ingratitude. C'est pourquoi j'essaie de chasser la voix d' Aïcha, la mère d' Abou Abdillah, disant à son fils qu'elle a surpris en train de pleurer, avant d'évacuer Grenade, en Espagne, où il avait tout perdu : "Pleure comme une femme, ce que tu n'as pas su garder et défendre comme un homme" ! Cordialement.

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Date de dernière mise à jour : 12/10/2016

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