Hommage à Si Mohamed Hebboul

                                                         

                                          

 

 

     

 

   Hommage a si mohamed hebboul       Mes chers amis,

 

      Nous sommes réunis aujourd’hui, dans cette salle splendide qui porte bien son nom, grâce à la louable initiative du Dr Lotfi Khouatmi et ses  compagnons volontaires, pour dire un grand merci à un grand homme, si immense qu’il n’est pas aisé d’en parler à la mesure de toute son immensité.

 

       C’est la raison pour laquelle je lui demande, ainsi qu’à vous tous, d’être indulgents à mon égard, car je sais qu’il manquera toujours quelque chose à ce que je vais dire au sujet de cet homme d’une droiture exceptionnelle.

 

      Nous sommes donc réunis pour lui dire merci pour son amitié indéfectible, pour ses qualités morales et professionnelles, toujours citées en exemple.

 

     Nous lui disons merci, pour les longues années où il a exercé des responsabilités aux finances et pendant lesquelles

                                                  

 

il a fait preuve de compétence, de sagesse, d’efficacité, d’honnêteté et de modestie, sans être tenté par ceci ou cela. 

     

         Nous lui disons merci pour ses grands principes, pour son amour du pays, pour son attachement à la fois, à la ville saharienne qui l’a vu naître et où il a grandi et à la ville d’accueil qui lui a ouvert les bras. Deux villes qu’il n’échangerait pour rien au monde !

 

     Nous lui disons merci pour le travail accompli dans le domaine sportif, où, après avoir été lui-même joueur, il a formé et encadré les jeunes, en leur inculquant avec une bienveillante attention l’esprit d’équipe, le goût de l’effort, l’ouverture d’esprit et toutes les valeurs constitutives d’un cercle vertueux, à l’image de l’immense culture semée dans ses nombreux blogs qu’il alimente avec amour sur le web.

 

      Les jeunes ? Il en a aidé plus d’un : j’ai encore à l’esprit la mésaventure de ce footballeur, victime d’une erreur de jeunesse qui a failli briser sa carrière fulgurante, sans l’intervention personnelle et insistante de Si Mohamed qui l’a sorti de ce mauvais pas.

 

      Nous lui disons merci pour tous les jeunes et moins jeunes qu’il a formés, comme nous lui exprimons notre admiration pour la manière dont il a élevé  et éduqué ses propres enfants dont certains ont atteint un niveau qui honore leur pays.

     

 

       Nous lui disons merci pour les pointes d’humour et les anecdotes qu’il a l’art de raconter lors des inoubliables soirées de camping, autour d’un feu de bois et qui font rire l’assistance, à gorge déployée.

                                             

     

          Pour toutes ces raisons et pour celles que malheureusement j’oublie, nous disons merci à ce grand homme, véritable gisement précieux, aux capacités d’écoute avérées et aux conseils avisés.

 

       Nous prions Dieu de lui prêter longue vie, lui qui continue à servir d’exemple aux jeunes et aux moins jeunes !

 

   Nous osons espérer que cette race d’hommes, pétris de qualités dont Si Mohamed fait partie ne soit pas encore en voie de disparition tant qu’ils continueront à former des disciples…

                       Le 4 juin 2016.

                                                                     B. BOUMEDIEN

 

 

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Commentaires (2)

1. Mohamed (site web) 13/06/2016

Mon cher Brahim,

Tout d'abord merci pour ta présence et celles de Zineb et Mehdi à cette journée du 4 Juin 2016 à Miliana durant laquelle des amis, des parents-amis, la famille Boumedien, m'ont confirmé combien je comptais pour eux avec cependant de tes louanges publiques sur des qualités que je ne possède pas toutes mais qui me sont allées droit au coeur. Merci encore.

S'il y a un qui mérite hommage, c'est bien toi au regard de ton parcours de vie exemplaire tant envers la société qu'envers ta famille..
Et feu Boumediène a sûrement pensé à toi, lorsqu'il dit à El Kadhafi:

Quand Kadhafi se faisait reprendre par Boumediene
Échange entre “zaïms” sur la culture des Algériens

À la fin d’un dîner de sommet arabe des* années 1970, Kadhafi fut pris d’un malaise. Ne pouvant mettre la main sur son médecin, Boumediene lui propose les services de son docteur. “D’accord, répond le “guide”, mais ça m’étonnerait qu’il comprenne l’arabe, les médecins algériens étant formés par la France et, peut-être, sera-t-il gêné par l’inconfort de la khaïma, habitués que sont vos médecins au luxe parisien…*?”

Devant ces insinuations sur l’inculture et l’influence dont souffrent les Algériens, Boumediene rétorque*: “Tu auras toujours intérêt, mon cher Mouammar, à fréquenter les Algériens. Mon médecin est medersien et excellent bilingue, en plus d’être très bon clinicien. Il va soulager tes maux, mais connaissant ton penchant pour la poésie arabe, tu auras le privilège d’apprendre, avec lui, quelques notions de “balagha”, des Mou’alakat et les différences de style entre Imr-ou-El-Kaïs et Zoheïr Ibnou Abi Salma. Il peut t’entretenir de science, de fiqh, d’histoire des civilisations et de littérature latine, et non pas uniquement française. Et pour la khaïma, c’est un fils d’une région du Sahara, connue par sa race ovine, ses palmiers et par ses poètes ; il a grandi dans une tente moins luxueuse, éclairée à la bougie et dotée de lait de chamelle !”

Brahim BOUMEDIEN

Brahim BOUMEDIEN Le 15/06/2016

Tu confirmes par ta réponse, mon cher Mohamed, qu'au moins une des qualités citées et qui sont réellement les tiennes, au moins une, dis-je, n'est pas une vue de l'esprit : il s'agit de la modestie dont tu ne te départis jamais. Quant à l'anecdote Boumediene-Keddafi, le médecin dont il est question, le professeur Kebbab Mohamed (Rahmatou Allahi alayhe) était un frère et ami d'Ouled-Djellal, où lui, comme moi sommes nés et avons grandi pour ensuite continuer nos études à la médersa de Constantine où il me dépassait de deux classes. C'était effectivement une sommité sur le plan professionnel et intellectuel et d'une modestie qui n'a d'égale que la tienne. C'était le genre de gars qui t'animait une discussion avec une grande spontanéité et sans effort. Il était aimé et apprécié de tous pour ses qualités morales et sa disponibilité à rendre service chaque fois que quelqu'un frappait à sa porte. Malheureusement, ce médecin-militaire, officier supérieur de surcroît a rejoint l'éternel trop tôt, à l'âge de cinquante-trois ans ! Celui qui est au ciel, saura le récompenser.

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Date de dernière mise à jour : 07/06/2016

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